GAPS

Cet article a pour objectif de vous présenter la méthode GAPS de manière objective puis d’effectuer une analyse détaillée basée sur des sources scientifiques sérieuses. De nombreuses personnes la suivent et témoignent de son efficacité, nous analyserons les témoignages pour tenter de donner une explication de sa potentielle action bénéfique. Toutefois, pour éviter les mauvaises interprétations ou les conclusions hâtives, nous vous conseillons de lire l’article en entier.

Qu’est-ce que l’alimentation GAPS ?

Le régime GAPS, de l’abréviation anglaise “Gut And Psychology Syndrome” signifiant en français syndrome entéropsychologique, est un programme qui vise à améliorer la qualité de vie de nombreuses personnes souffrant de troubles de santé engendrés par un mauvais transit intestinal. Pour cela cette méthode réduit, supprime ou favorise certains aliments durant une période variant légèrement d’un individu à l’autre. Les effets visés à long terme sont la restauration de la bonne perméabilité de l’intestin et le rétablissement d’un bon microbiote. Les bouillons sont par exemple favorisés tandis que la consommation de céréales est proscrite. Certains compléments, tels que des probiotiques, ayant pour objectif d’améliorer son efficacité sont aussi parfois recommandés. L’article qui suit vous le détaille entièrement et vous fournit une analyse rigoureuse basée sur des études scientifiques.

Régime GAPS phase introduction 2eme

Histoire du régime GAPS

La méthode ou régime GAPS a été créé par le Docteur Natasha Campbell-McBride et est apparu au grand public vers 2004. Le Dr. Natasha Campbell-McBride, neurologue et nutritionniste, a travaillé auprès de personnes atteintes de pathologies neuropsychologiques et psychiatriques. Elle-même parente d’un enfant avec un trouble neurologique, elle est particulièrement sensible aux problèmes rencontrés avec ce type de pathologie et passe une conséquente partie de sa vie à les étudier. Elle découvre que l’alimentation peut avoir un impact dans la lutte contre ce type de trouble et approfondit la question pour au final créer cette méthode.

Bienfaits pour la santé du protocole GAPS

La méthode GAPS permettrait apparemment de rétablir une bonne digestion, de recréer un bon microbiote, de retrouver la bonne perméabilité de l’intestin et d’empêcher certains éléments toxiques de pénétrer dans l’organisme. D’après la pratique du Docteur Natasha Campbell-McBride, cette méthode s’applique notamment pour soulager les personnes atteintes d’un syndrome entéro-psychologique ou entéro-physiologique.

Protocole GAPS pour soulager quelles maladies ?

Selon les dires de cette méthode, elle pourrait s’appliquer pour des personnes souffrant d’un ensemble de troubles intestinaux reliés à un ensemble de symptômes physiologiques ou de troubles psychologiques.

PsychologiquePhysiologique
AutismeAllergies, eczéma, asthme
Dyslexie Arthrite
Dyspraxie Cystite chronique
Déficit d’attentionFatigue chronique
Dépression Fibromyalgie
Epilepsie Intolérances
Fatigue chronique Maladie de Crohn (MC), syndrome de côlon irritable, rectocolite hémorragique (RCH)
HyperactivitéMigraine
Schizophrénie Surpoids
Troubles alimentaires Syndrome d'entérocolite induite par des protéines alimentaires (SEIPA)
Trouble de l’apprentissagesTroubles du système immunitaire, trouble du transit
Trouble sociaux Troubles endocriniens (thyroïde et surrénales)

Attention ! Certaines de ces pathologies sont à l’heure actuelle très problématiques et ne disposent pas de traitement efficace à long terme. Leur mention ou les témoignages qui leur sont dédiés dans la méthode GAPS ne peuvent pas certifier scientifiquement qu’elles peuvent être solutionnées. Une analyse scientifique sur l’alimentation GAPS a lieu à la fin de l’article !

L’alimentation gaps protège de quels problèmes de santé ?

Pour les personnes n’ayant pas de trouble psychologique ou problème de santé particulier, le régime GAPS peut se révéler intéressant en raison de ces éventuelles protections préventives. Apparemment, cette méthode permettrait de diminuer les risques de développer des problèmes digestifs, de l’hypertension, du diabète, des allergies, des problèmes intestinaux et même des maladies cardiovasculaires ou l’ostéoporose (liste non exhaustive). Attention, ces allégations ne sont pas fondées sur des études scientifiques (analyse scientifique du régime en fin d’article).

Description de la méthode GAPS

Elle se déroule en plusieurs phases. La première, la phase d’introduction, se déroule en 6 étapes. Cette phase est assez importante pour une bonne introduction et une efficacité optimale du régime. Suit après la phase principale qui est moins limitante mais nécessite tout de même quelques restrictions. La phase de sortie quant à elle est nécessaire pour adapter le corps à revenir à une consommation normale de tous les aliments qui auront été écartés durant une longue période.

La phase d’introduction

Le régime GAPS doit être précédé d’une phase d’introduction permettant de l’aborder correctement. D’après cette méthode, cette partie est même indispensable pour les personnes souffrant de problèmes digestifs, d’allergies et d’intolérances alimentaires, cela permettant une réduction rapide des symptômes.

GAPS évolution

La phase d’introduction permet d’amorcer le processus de guérison et de réduire certains problèmes de digestion pour tous les adultes. Elle permettrait de traiter les problèmes de digestion et est importante à effectuer pour passer à l’alimentation GAPS

Les 6 étapes du régime d’introduction de la méthode GAPS

Le régime d’introduction commence par un verre d’eau tiède, en début de journée, accompagné de probiotiques (compléments alimentaires). Tenez-vous aux 6 étapes pour l’appliquer correctement et progressivement.

Étape 1 :

La première étape du passage à l’alimentation GAPS consiste à remplacer son alimentation habituelle par une consommation de bouillon de viande ou de poisson ainsi que d’aliments probiotiques. Ces bouillons, réalisés maison, se préparent en mijotant des morceaux de viandes (chair, os, moelle, articulation, graisse…) ou de poisson et sont ensuite filtrés afin de retirer leurs morceaux et d’y ajouter les aliments probiotiques.

régime GAPS, recette phase introduction

Les aliments probiotiques conseillés par cette méthode sont au début le jus de choucroute ou les légumes fermentés ainsi que certains produits laitiers très fermentés. Ils sont à intégrer dès la première étape et cela de manière progressive. Vous devez dès l’étape 1 commencer à consommer progressivement du kéfir ainsi que du yaourt réalisé maison .

Les repas sont donc remplacés par ces bouillons préparés maison qui peuvent être congelés ou conserver quelques jours au réfrigérateur pour éviter de devoir les préparer trop souvent. Entre les repas, faites des infusions de gingembre, de menthe ou de camomille avec un peu de miel (miel artisanal en quantité modérée).

Étape 2

Dans l’étape 2, il faut continuer de consommer les aliments de l’étape 1, mais cette fois-ci ajouter dans vos bouillons un jaune d’oeuf cru. Commencer par un jaune d’oeuf par jour pour passer progressivement à un jaune d’oeuf dans chaque bouillon. Si vous tolérez bien cet apport vous pouvez par la suite passer à l’œuf entier légèrement cuit.

Recette de la méthode GAPS n3

Vous ajouterez des petits morceaux de viande et de légumes, ragoût et autres petites préparations bien cuites ne contenant pas les aliments proscrits. Durant cette étape vous devez ajouter à votre alimentation des cassolettes de viande et de légumes (il est préférable que les viandes contiennent une importante quantité de graisses).

Augmentez la consommation de kéfir réalisé maison ainsi que de yaourt. Enfin vous devez consommer progressivement du poisson fermenté et du ghee réalisé maison tous les jours. Pour les personnes atteintes de constipation chronique, il faut introduire les jus de fruits / légumes fraîchement pressés dès cette étape ainsi que de l’huile de foie de morue.

Étape 3

Pour l’étape 3 vous devez continuer de consommer les aliments de l’étape 1 et 2. Ajoutez progressivement à cela de l’avocat dans les bouillons.

Enfin, ajoutez des crêpes réalisées à partir de purée d’oléagineux, d’œufs et de courge/courgette mixés (cuite à la graisse d’oie ou au ghee). Vous avez la possibilité de faire des œufs au plat/brouillés.

Ajoutez progressivement de l’oignon cuit, de la choucroute et des légumes fermentés.

Étape 4

Maintenez les aliments précédents. Commencer progressivement la consommation de viandes rôties/grillées. Ajouter aussi de huile d’olive (quelques gouttes au début jusqu’à deux cuillères à soupe par repas).

Pour les personnes qui n’étaient pas atteintes de constipation chronique c’est à cette étape qu’il va falloir progressivement boire des jus de fruits et légumes. Ce nouvel apport se fait progressivement comme pour les autres jusqu’à arriver à 1 verre par jour. Une fois cette quantité atteinte, ajouter du jus de salade, du céleri et des feuilles de menthe. Selon la méthode GAPS les jus de fruits sont à boire à jeun.

Enfin, c’est à cette étape que vous pouvez ajouter du pain préparé avec des oléagineux (farine d’oléagineux, œufs, potiron, courge/courgette, sel).

Étape 5

Durant l’étape 5 vous allez introduire progressivement les pommes cuites façon compote. Ajouter à ces compotes de ghee ou de la graisse (canard ou oie).
Ajoutez enfin à votre régime les crudités. Commencer par la salade et le concombre pour petit à petit apporter les autres légumes crus.

Si vous parvenez à consommer les jus de fruits sans problème, ajoutez progressivement de nouveau fruits mais évitez les agrumes.

Étape 6

Pour finir, lors de la dernière étape, passez cette fois des pommes cuites aux pommes crues. Ajoutez progressivement tous les fruits crus. C’est une fois que vous avez terminé le régime d’introduction et que vos selles sembles normales que vous pouvez passer à l’alimentation GAPS.

La méthode GAPS

Bien que cette période soit assez longue, elle est plus facile à suivre que la phase d’introduction. Durant cette période, le corps va se nourrir principalement de graisses pour fonctionner. Pour bien l’effectuer il faut bannir de son alimentation les aliments proscrits et consommer les aliments conseillés.

Les aliments proscrits par GAPS

GAPS aliments interdits

Sucres simples (bonbons, soda, gâteaux, chocolat, glaces, sirop d’érable…).

Les additifs (édulcorants, colorants, conservateurs, arômes..).

Boissons alcoolisées (Vodka, Whisky, bière…).

Aliments industriels ultra-transformés (gâteaux apéritifs, plats préparés…).

Les céréales : blé, riz, avoine, orge, épeautre, tapioca ainsi que le maïs.

Tuberculeux et les légumes riches en amidon (pommes de terre, navet, igname, topinambour, patate douce…).

Certains produits laitiers à l’exception des fromages à pâte cuite, des yaourts maison, de la crème fraîche, du beurre non pasteurisé ainsi que de ceux dans les aliments conseillés.

Le soja et les produits dérivés du soja.

Les légumineuses (à l’exception des haricots blancs et verts cuisinés de manière spécifique).

Jus de fruits industriels (pauvre en fibres et riches en sucre).

Le café et les thés forts (déconseillés).

Exceptions possibles

La consommation d’alcool est proscrite, comme notamment les alcools forts ou la bière, toutefois il est possible de consommer raisonnablement du vin.

Les pommes de terres nouvelles, le sarrasin, le millet et le quinoa peuvent parfois être introduits plus tôt s’ils sont bien supportés (attention à veiller à augmenter les quantités de manière très progressive et à commencer avec des aliments fermentés).

Les aliments conseillées par GAPS

GAPS aliments autorisés

Les légumes

Fruits frais bien mûrs

Œufs

Poissons

Viandes (fraîches ou congelées, pas de salaison ou d’autres mode de conservation)

Fruits de mer

Abats

Le beurre

Les fruits à coques (pré-trempés)

L’ail

Certains produits laitiers tels que les produits à base de lait aigres qui sont prédigérés par les bactéries et sont plus digestes (notamment grâce à l’absence de lactose)

Kéfir

Infusions de plantes (sans arôme) et de gingembre

Alimentation biologique

A l’heure actuelle l’impact de tous les pesticides n’est pas encore connu sur certaines maladies, le régime GAPS conseille ainsi de consommer des aliments provenant uniquement de l’agriculture biologique, les pesticides étant normalement moins présents dans les aliments provenant de l’agriculture biologique.

La fin du régime GAPS, comment l’arrêter correctement

Pour sortir du régime GAPS correctement vous allez pouvoir commencer à ajouter progressivement différents aliments. Cette sortie doit se faire lentement, il est important de ne pas se précipiter. De plus, il paraît important de suivre la méthode GAPS durant une période assez conséquente (généralement 2 ans). Commencez par les pommes de terre nouvelles en petite quantité et augmentez progressivement les doses. Ensuite ajoutez les autres aliments contenant des amidons mais pas de gluten tels le riz, le sarrasin, le millet et le quinoa. Au début, consommez les céréales fermentées avant d’évoluer vers leur forme classique. Il est important de garder en tête que les aliments doivent être introduits un à un et cela de manière très progressive. C’est une fois que les céréales fermentées sont supportées et correctement intégrées que vous pouvez commencer à consommer du pain réalisé à partir de levain. Et c’est enfin après toutes ces étapes terminées qu’il devient possible de réintroduire correctement les céréales non fermentées.

Après la fin du protocole GAPS il est tout de même conseillé de ne pas revenir à une alimentation industrialisée contenant des additifs et des produits de mauvaise qualité nutritionnelle.

Comment bien effectuer le régime GAPS ?

Avant de procéder à un tel changement dans votre alimentation, il est vivement conseillé de vous renseigner un maximum. Certains coûts pourraient s’ajouter comme le suivi médical d’un professionnel formé sur cette méthode. La suite de cet article est consacrée à des conseils et erreurs à ne pas effectuer durant le suivi de cette méthode.

Quelques conseils et erreurs à ne pas faire

Conseil N°1

Le jus de fruit ou aliments fermentés doivent être ajoutés dans un bouillon pas trop chaud afin d’éviter de tuer les bactéries. En effet, la plupart des bactéries sont tuées à une température de bouillon supérieure à 60 degrés.

Erreur à ne pas faire durant protocole GAPS

Conseil N°2

Ne pas utiliser de bouillons cubes industriels pour remplacer les bouillons de viande ou de poisson. Les bouillons industriels peuvent contenir des additifs et sont donc moins riches en minéraux et oligo-éléments. Certains additifs qu’ils contiennent peuvent même avoir un effet très négatif, comme sur l’hyperactivité des enfants, en favorisant différents troubles.

Conseil N°3

Veillez à choisir des œufs frais pour minimiser les risques de contamination à certaines bactéries lors de votre consommation d’œufs crus. Les infections aux salmonelles peuvent être très graves, notamment chez les enfants. Il sera donc primordial de ne pas consommer cru les œufs fêlés, salis par des excréments ou mal conservés.

Conseil N°4

Utilisez de l’huile végétale obtenue par une pression à froid. Les pressions à chaud ont tendance à créer une perte en nutriments, notamment de vitamines.

Conseil N°5

Ne pas sauter la phase d’introduction. Certaines personnes ont tendance à vouloir aller directement au cœur de l’alimentation GAPS et malheureusement ne pas suivre la phase d’introduction pourrait empêcher complètement la guérison de certains problèmes notamment en cas de difficulté digestive.

Avis scientifique sur la méthode GAPS

Cette dernière semble avoir un gros potentiel à pouvoir atténuer les symptômes de nombreux troubles, s’expliquant par les raisons suivantes :

1 – Le rétablissement de la bonne perméabilité de l’intestin :
Premièrement, si elle aide à rétablir une bonne perméabilité, cette méthode participera à lutter contre différentes maladies. En effet, une probable incidence grandissante de certaines pathologies est associée à la perméabilité de l’intestin, telles que :

– La maladie de Crohn
– La maladie cœliaque
– Le syndrome du côlon irritable
– Le diabète de type 1
– Le diabète de type 2
– L’obésité
– Le syndrome coronarien aigu (une cause de mortalité importante)
– L’hépatite auto-immune (une maladie de l’inflammation du foie)
– La polyarthrite rhumatoïde
– Stéatose hépatique
– Les spondylarthropathies (maladie articulaire)
– Schizophrénie
– Certains types de cancer

maladie méthode GAPS

Toutefois, il est vrai qu’actuellement peu de données scientifiques sont disponibles à propos de la perméabilité de l’intestin et de l’impact sur la santé, mais les maladies précédemment présentées ont montré dans au moins une étude leur incidence prépondérante en cas de perméabilité anormale de l’intestin.

2 – Ouverture culinaire notamment aux probiotiques :

Le suivi d’un régime GAPS permettrait une certaine ouverture culinaire avec pour certains l’ajout de produit fermentés tels que le kéfir. Selon différentes études le kéfir participerait au bon fonctionnement du système immunitaire et cela grâce à plusieurs modes d’action (possible stimulation de la production de macrophages et phagocytes, et une probable aide à la maturation de certains lymphocytes dont les lymphocytes B). Le kéfir aurait aussi un effet anti-inflammatoire pouvant expliquer l’aide apportée par ce dernier dans la réduction des symptômes de certaines maladies.

Préparation du kéfir pour la méthode GAPS

3 – Réduction des intolérances :

Enfin, les restrictions imposées et la réhabilitation de la consommation très progressive de certains aliments se basent sur le même concept que la désensibilisation en cas d’allergie et pourrait permettre de réduire certaines intolérances notamment comme celle du gluten et du lactose qui provoquent des inflammations et de nombreux désagréments.

4 – Autres données non sourcées

Ce protocole affirme réduire le passage des “toxiques” dans le sang pour aller dans le cerveau toutefois aucune donnée scientifique n’a pu démontrer cela.

Vous avez une étude scientifique démontrant le contraire ? Envoyez nous son DOI rapidement et nous réévaluerons l’article en fonction des dernières données.

Enfin nous noterons que les liens entre le microbiote et la santé générale du corps sont loin d’être tous connus.

Régimes GAPS et études scientifiques

A l’heure actuelle il n’existe pas de grande étude ayant analysé l’impact du régime GAPS sur un grand nombre de maladies ou sur la santé en général. En raison de l’intérêt grandissant qu’il suscite, il se pourrait que des études apparaissent sur le sujet. Cet article sera mis à jour en fonction des données scientifiques disponibles. Abonnez-vous à notre newsletter pour être tenu au courant de son évolution et de la parution des prochains articles.

Pour le moment nous avons tout de même tenu à analyser les témoignages sur le sujet avec les études déjà disponibles pour chaque maladie citée dans ces témoignages.

Analyse de témoignages

Ont peut lire de très nombreux témoignages très positifs, certaines histoires que l’on peut retrouver sur internet sont prenantes et nécessitent un approfondissement du côté scientifique. Nous tenterons d’analyser ces témoignages dans cette partie.

Résumé des témoignages – Autisme

C’est un des témoignages les plus courants. On compte un nombre impressionnant de parents témoignant d’une grande amélioration des symptômes liés à l’autisme de leur enfant après et pendant le suivi d’un protocole GAPS. Dans ces témoignages les parents font notamment mention des capacités de leur enfant à échanger avec les autres et à participer à la vie de famille dans un cadre normal.

Ces témoignages et la recherche actuellement :

Des altérations de la perméabilité intestinale ont été mises en évidence chez des enfants atteints d’autisme. Même si le test utilisé, test de perméabilité lactulose / mannitol, peut être influencé par différents facteurs il est intéressant d’observer une incidence importante chez les enfants atteints d’autisme.

Chez certains enfants atteints d’autisme, il a été observé un microbiote différent des autres. De ce fait des essais cliniques avec administration de probiotiques ont été effectués. Les résultats suggérés sont prometteurs mais toutefois peu de données sur l’innocuité sont disponibles.

La restriction de gluten et l’administration de probiotiques pourraient aider les enfants atteints d’autisme, toutefois les données scientifiques sur ces propos sont encore controversées.
Cette méthode, bien qu’actuellement scientifiquement controversée pourrait aider les enfants atteints d’autisme en agissant sur des procédés qui ne sont pas encore élucidés. De nouvelles études scientifiques sont attendues sur ce sujet.

Résumé des témoignages – Eczéma

Parmi les témoignages positifs pour le régime GAPS on retrouve beaucoup de cas où un eczéma a pu être atténué ou a complètement disparu lors du suivi d’un régime GAPS.

Les témoignages et la recherche actuellement :

Des différences dans le microbiote intestinal ont pu être observées chez les personnes atteintes d’eczéma. Le microbiote pourrait être impliqué dans le développement et la persistance de l’eczéma.

Certains facteurs pourraient aider les enfants à réduire le risque d’eczéma telles que la naissance par l’accouchement vaginal normal, l’allaitement maternel, la supplémentation en vitamine D chez les femmes enceintes et les nourrissons et enfin la restriction des antibiotiques au début de la vie.

Régime GAPS pour soigner et guérir

Résumé des témoignages – troubles alimentaires, anorexie et dépression

Il est intéressant d’observer de nombreux témoignages à propos de problèmes alimentaires ou de dépression. Par rapport aux études disponibles sur le sujet des différences importantes dans la composition du microbiote intestinal ont pu être observées entre les personnes anorexiques et les personnes en surpoids. Si la bactérie P. mirabilis vient à être prépondérante cela pourrait favoriser les problèmes d’anorexie, cette dernière étant potentiellement responsable de la production de substance anorexigène. Il faut notamment savoir que l’anorexie n’est pas juste un trouble alimentaire mais un problème bien plus profond. Par rapport aux dépressions, de nombreuses preuves ont montré un comportement dépressif et anxiogène chez des animaux après modifications de leur microbiote intestinal. Peu de preuves scientifiques montrant l’implication du microbiote et de la dépression sont disponibles pour les humains.

Observer qu’un tel changement des habitudes alimentaires peut éventuellement avoir un effet aussi important sur la santé mentale et physique demande un approfondissement de la communauté scientifique.

Résumé des témoignages – maladies intestinales MICI et autres

Enfin, parmi les témoignages les plus courants on en rencontre beaucoup à propos d’amélioration de maladies intestinales telles que le syndrome du côlon irritable (SCI), la maladie de Crohn (MC) ou encore la rectocolite hémorragique (RCH) (liste non exhaustive). Certains expliquent même n’avoir plus aucun symptôme de leur maladie à la suite d’une alimentation GAPS. Ces allégations peuvent être en rapport avec le rétablissement de la bonne perméabilité de l’intestin et la réduction de l’inflammation énoncée plus haut. Toutefois peu de données scientifiques sont disponibles à propos de ces liens.

Vous avez suivi un régime GAPS et vous désirez témoigner ? Envoyez-nous votre témoignage. Il vous sera peut-être demander de bien vouloir effectuer une attestation sur l’honneur de votre absence de lien avec toute personne ayant créé le régime GAPS.

Protocole GAPS pour soigner appareil digestif

Les dangers du régime GAPS

Le protocole GAPS possède aussi quelques inconvénients qui peuvent se révéler dangereux chez certaines personnes. Tout d’abord l’alimentation en question favorise grandement la consommation de produits d’origine animale et réduit de manière conséquente les glucides apportés. Il faut savoir que les glucides sont la principale énergie du corps et surtout du cerveau. Afin d’éviter de le restreindre en énergie, il faudra veiller à consommer une quantité de graisses suffisante mais aussi à ne pas déséquilibrer ses apports en certains oméga (voir ratio oméga-3 / oméga-6). Pour certaines personnes en pleine croissance ou trop maigres ce régime peut entraîner un amaigrissement dangereux ou des complications. Il est important de bien vérifier son aptitude à suivre ce protocole et de se cultiver un maximum avant de le commencer.

Qui peut suivre le régime GAPS ?

Suivre cette méthode est bien sûr restrictif et demande de la patience et de l’assiduité. Ne pas pouvoir consommer les mêmes aliments et prendre les mêmes repas que ses proches et son entourage (école, travail…) peut se révéler très problématique pour de nombreuses personnes. De plus, certaines contre-indications peuvent être présentes pour les enfants en pleine croissance ainsi que les femmes enceintes ou allaitantes.

Est-ce adapté aux enfants ?

Le régime GAPS apparaît comme restrictif notamment sur les glucides et favorise la consommation de produits d’origine animale. Au premier abord, il pourrait être déconseillé pour un enfant en pleine croissance. Toutefois, selon de nombreux témoignages de parents, le régime GAPS aurait aidé leurs enfants atteints de différents troubles comme notamment l’autisme. Suivre le régime GAPS chez les enfants est possible mais nécessite des connaissances en nutrition pour éviter toute carence ou excès. Il est fortement conseillé d’être suivi par un professionnel de santé convenablement renseigné avant de faire suivre cette méthode à son enfant.

Est-ce adapté aux femme enceinte ?

Il est fortement déconseillé pour une femme enceinte de changer complétement son alimentation avec une méthode aussi radicale que celle-ci. Les besoins dans ce cas sont spécifiques et la supplémentation notamment en acide folique (vitamine B9) est recommandé afin d’éviter toute malformation du nouveau-né. Les restrictions et modifications appliquées par cette méthode pourraient avoir un incidence sur le développement du bébé. Si vous souhaitez toutefois tout de même suivre ce protocole tout en étant enceinte il est quasiment obligatoire de se référer à des professionnels de santé convenablement renseignés.

Est-ce adapté aux personnes âgées ?

Suivre la méthode GAPS ne semble pas poser plus de difficultés aux personnes âgées qu’aux adultes. Les restrictions et difficultés rencontrées seront similaires. Il faut toutefois veiller à ne pas créer d’interaction négative avec une maladie / dégénérescence déjà présente. Pour cela il est conseillé de se référer aux professionnels correctement renseignés sur le sujet. Différents naturopathes / diététiciens ont été spécialement formés pour accompagner les personnes désirant suivre ce type d’alimentation.

Autres maladies, cancer, maladie cardiovasculaire…

Enfin, si vous êtes atteint d’une dégénérescence ou d’une pathologie telle qu’une maladie cardiovasculaire ou un cancer, il est recommandé de consulter différents professionnels (médecin, naturopathe, diététicien…) qui auront été au préalable correctement renseignés pour vous parler de ce protocole bien particulier.

Conclusion

Adopter une alimentation GAPS pour lutter contre certains problèmes semble très prometteur. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’elle n’a pas été testée dans un cadre scientifique et qu’il est important d’être entouré de professionnels de santé spécialisés lors de son suivi.

GAPS aliments autorisé et interdit
Références :

Base de la méthode :

Livre : le syndrome entéropsychologique gaps. Docteur Natasha Campbell-McBride

 

Témoignage :

Livre : Histoire GAPS, retrouver la santé avec le programme nutritionnel GAPS. 51 témoignages. Docteur Natasha Campbell-McBride.

 

Constitution du repas :

Livre : Guide et recette pour manger du GAPS. Denise Kruger Fantoli.

 

Kéfir :

Hamida RS, Shami A, Ali MA, Almohawes ZN, Mohammed AE, Bin-Meferij MM. Kefir: A protective dietary supplementation against viral infection. Biomed Pharmacother. 2021;133:110974. doi:10.1016/j.biopha.2020.110974

 

La maladie de Crohn

Bischoff, S.C., Barbara, G., Buurman, W. et al. Intestinal permeability – a new target for disease prevention and therapy. BMC Gastroenterol 14, 189 (2014). https://doi.org/10.1186/s12876-014-0189-7

 

La maladie cœliaque

Bischoff, S.C., Barbara, G., Buurman, W. et al. Intestinal permeability – a new target for disease prevention and therapy. BMC Gastroenterol 14, 189 (2014). https://doi.org/10.1186/s12876-014-0189-7

 

Le syndrome du côlon irritable

Rapin JR, Wiernsperger N (2010). “Possible links between intestinal permeability and food processing: A potential therapeutic niche for glutamine”. Clinics (Review). 65 (6): 635–43. doi:10.1590/S1807-59322010000600012. PMC 2898551. PMID 20613941.

 

Le diabète de type 1

Viggiano D, Ianiro G, Vanella G, Bibbò S, Bruno G, Simeone G, et al. (2015). “Gut barrier in health and disease: focus on childhood” (PDF). European Review for Medical and Pharmacological Sciences. 19 (6): 1077–85. PMID 25855935.

 

Le diabète de type 2

Bischoff SC, Barbara G, Buurman W, Ockhuizen T, Schulzke JD, Serino M, Tilg H, Watson A, Wells JM (Nov 18, 2014). “Intestinal permeability a new target for disease prevention and therapy”. BMC Gastroenterology (Review). 14: 189. doi:10.1186/s12876-014-0189-7. PMC 4253991. PMID 25407511.

 

L’obésité

Tatiana F.S. Teixeira, Maria Carmen Collado, Célia L.L.F. Ferreira, Josefina Bressan, Maria do Carmo G. Peluzio, Potential mechanisms for the emerging link between obesity and increased intestinal permeability, Nutrition Research, Volume 32, Issue 9, 2012, Pages 637-647, ISSN 0271-5317, https://doi.org/10.1016/j.nutres.2012.07.003.

 

Le syndrome coronarien aigu (SCA)

Tarik Alhmoud, et al. Investigating intestinal permeability and gut microbiota roles in acute coronary syndrome patients, Human Microbiome Journal, Volume 13, 2019, 100059,

ISSN 2452-2317, https://doi.org/10.1016/j.humic.2019.100059.

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2452231719300107

 

Hépatite auto-immune

Lin R, Zhou L, Zhang J, Wang B. Abnormal intestinal permeability and microbiota in patients with autoimmune hepatitis. Int J Clin Exp Pathol. 2015 May 1;8(5):5153-60. PMID: 26191211; PMCID: PMC4503083.

 

La polyarthrite rhumatoïde

Yeoh, N., Burton, J.P., Suppiah, P. et al. The Role of the Microbiome in Rheumatic Diseases. Curr Rheumatol Rep 15, 314 (2013). https://doi.org/10.1007/s11926-012-0314-y

 

Stéatose hépatique

World J Gastroenterol. Nov 21, 2014; 20(43): 16079-16094. Nov 21, 2014. doi: 10.3748/wjg.v20.i43.16079

 

Les spondylarthropathies (maladie articulaire)

Yeoh, N., Burton, J.P., Suppiah, P. et al. The Role of the Microbiome in Rheumatic Diseases. Curr Rheumatol Rep 15, 314 (2013). https://doi.org/10.1007/s11926-012-0314-y

 

Schizophrénie

Yarandi SS, et al (2016). “Modulatory Effects of Gut Microbiota on the Central Nervous System: How Gut Could Play a Role in Neuropsychiatric Health and Diseases”. Journal of Neurogastroenterology and Motility (Review). 22 (2): 201–12. doi:10.5056/jnm15146. PMC 4819858. PMID 27032544. 

 

Cancer :

Fasano A (Jan 2011). “Zonulin and its regulation of intestinal barrier function: the biological door to inflammation, autoimmunity, and cancer”. Physiological Reviews (Review). 91 (1): 151–75. CiteSeerX 10.1.1.653.3967. doi:10.1152/physrev.00003.2008. PMID 21248165.

 

Autisme

Magistris L. et al. (2014) Intestinal Barrier in Autism. In: Patel V., Preedy V., Martin C. (eds) Comprehensive Guide to Autism. Springer, New York, NY. https://doi.org/10.1007/978-1-4614-4788-7_123

 

White, J. F. (2003). Intestinal Pathophysiology in Autism. Experimental Biology and Medicine, 228(6), 639–649. doi:10.1177/153537020322800601 

 

Fattorusso A, Di Genova L, Dell’Isola GB, Mencaroni E, Esposito S. Troubles du spectre autistique et microbiote intestinal. Nutriments . 2019; 11 (3): 521. Publié le 28 février 2019. doi: 10.3390 / nu11030521

 

Eczéma 

Lee SY, Lee E, Park YM, Hong SJ. Microbiome in the Gut-Skin Axis in Atopic Dermatitis. Allergy Asthma Immunol Res. 2018;10(4):354-362. doi:10.4168/aair.2018.10.4.354

 

Kim JE, Kim HS. Microbiome of the Skin and Gut in Atopic Dermatitis (AD): Understanding the Pathophysiology and Finding Novel Management Strategies. J Clin Med. 2019;8(4):444. Published 2019 Apr 2. doi:10.3390/jcm8040444

 

Anorexie

Ruusunen A, Rocks T, Jacka F, Loughman A. The gut microbiome in anorexia nervosa: relevance for nutritional rehabilitation. Psychopharmacology (Berl). 2019;236(5):1545-1558. doi:10.1007/s00213-018-5159-2

 

Ohkubo T, Tsuda T, Sawamura S, Katsunuma T, Yamamura M. The production of anorexigenic substances by intestinal flora. Biochem Biophys Res Commun. 1988 Jun 30;153(3):1167-72. doi: 10.1016/s0006-291x(88)81350-0. PMID: 3291869.

 

Dépression

Kleiman SC, Watson HJ, Bulik-Sullivan EC, et al. The Intestinal Microbiota in Acute Anorexia Nervosa and During Renourishment: Relationship to Depression, Anxiety, and Eating Disorder Psychopathology. Psychosom Med. 2015;77(9):969-981. doi:10.1097/PSY.0000000000000247

 

Glenny EM, Bulik-Sullivan EC, Tang Q, Bulik CM, Carroll IM. Eating Disorders and the Intestinal Microbiota: Mechanisms of Energy Homeostasis and Behavioral Influence. Curr Psychiatry Rep. 2017;19(8):51. doi:10.1007/s11920-017-0797-3