Cancer de la langue

Le cancer de la langue est un problème de santé mondiale important, son incidence étant fréquente et son diagnostic présenté souvent tardivement. Ce type, est l’une des déclinaisons possibles du cancer de la bouche, l’un des plus fréquemment contracté en France. Cette maladie concerne particulièrement les hommes, et bien qu’étant en légère baisse d’incidence, demeure une préoccupation majeure.(1).

Informations détaillées sur le cancer de la langue

Qu’est-ce que le cancer de la langue ?

Le cancer de la langue est l’un des nombreux types cancéreux de la bouche, appartenant à un groupe cancéreux plus large de de la tête et du cou. Comme dans toute localisation de la maladie, elle se contracte suite à des mutations génétiques, précisément lorsque les cellules épithéliales connaissent un comportement altéré, jusqu’à former des croissances malignes ou des tumeurs pouvant évoluer vers le stade final de carcinome épidermoïde invasif (2). Les bords latéraux de la langue mobile et la base de la langue sont les zones les plus sujettes au développement de ce type cancéreux. Dans 95% des cas, il s’agit d’un épidermoïde buccal, dans les 5% restants peuvent être rapportés des cas d’adénocarcinome, une tumeur rare de la région de la tête et du cou (3). 

Incidence, taux de mortalité et survie

De nos jours, le cancer de la bouche, comprenant celui de la langue, est le deuxième le plus contracté en France. On estime qu’en 2018, il est à l’origine de 924 décès chez les femmes et de 2898 chez les hommes, avec une incidence de 3637 nouveaux cas de tumeurs cancéreuses orales chez les femmes en 2018 en France pour en revanche 10055 cas masculins (4). L’épidermoïde buccal est l’une des formes les plus courantes du  cancer de la langue. Selon InfoCancer, il représente près de 200 nouveaux cas féminins recensés contre près de 1800 masculins chaque année (5). Le taux de mortalité chez les hommes depuis 2010 a légèrement diminué (-2.2% par an) tandis que la morbidité chez les femmes croît de manière faible (+0.2%) (4).

Concernant la survie de ce groupe de maladies orales, il existe une variabilité selon la localisation. Pour le type cancéreux de la tête et du cou, comprenant la région linguale, la survie à 5 ans ne dépassait pas 40% chez les cas diagnostiqués entre 2005 et 2010. L’évolution étant plus positive chez les femmes avec une survie s’élevant à 43-51 % contre 29 à 34% chez les hommes. La survie nette à 10 ans n’a que peu évolué et demeure à un taux inférieur à 25% (4).

Symptômes précoces

Bien que souvent insignifiants, il existe des symptômes pouvant conduire à un diagnostic précoce de la maladie, représentant de fait une chance significative d’améliorer la prise en charge et donc la survie. 

Toute ulcération chronique ou plaie ne guérissant pas est à surveiller ou à faire diagnostiquée en cas de persistance, devant être considérée comme potentiellement maligne. Les autres symptômes avant-coureurs les plus couramment rencontrés sont un excès de salivation, une perte de la mobilité de la langue, des difficultés à déglutir, ouvrir la bouche, parler ou mâcher, ou encore un enrouement persistant. Également, toute masse, même indolore, qui peut être ressentie au niveau du cou ou de la bouche, tout engourdissement de la région buccal ou douleur à l’oreille qui persiste doit être un signe d’alerte.(6)

Facteurs de risques

Les agents importants impliqués dans l’étiologie du cancer de la langue dans les pays occidentaux comprennent les lésions précancéreuses, le tabagisme et la consommation d’alcool et le virus du papillome humain.

Les lésions précancéreuses 

Le cancer de la langue peut posséder des phases précliniques qui consistent en des lésions précancéreuses, comprenant les leucoplasies, l’érythroplasie le lichen plan et les lésions palatines (7). Les leucoplasies sont des plaques blanches homogènes et lisses ou hétérogènes et verruqueuses qui se manifestent sur une sous-partie de la bouche (8),(9). L’érythroplasie se traduit quant à elle par une tâche rouge lisse ou granuleuse (10). Cette dernière présente souvent davantage de risque d’évoluer vers une forme invasive. Les lichens plans se présentent sous la forme de stries blanches aux bordures rougeâtres ou bien un mélange de zones rougeâtres et ulcérées (11). Enfin, les lésions palatines, des lésions blanchâtres ou en alternance blanches et rouges, surviennent chez les communautés d’individus procédant au tabagisme inversé, c’est à dire qui fument avec l’extrémité consumée de la cigarette (12).

Ces lésions précancéreuses dans la cavité buccale présentent un risque d’évoluer vers une forme maligne (13).

Le tabagisme

De nombreuses études convergent vers le constat selon lequel le tabagisme, de quelque forme qu’il soit, peut multiplier jusqu’à 2 à 6 fois le risque de développer un cancer de la langue. Ce risque est accru avec la fréquence et le type de tabac consommé. (14) Des preuves biologiques du caractère cancérigène du tabac sont apportées par l’identification des substances carcinogènes contenues dans le tabac, à savoir les N-nitrosamines de la nicotine, d’ailleurs responsables du phénomène de dépendance. (15)

L’alcool

Des études épidémiologiques ont caractérisé l’alcool comme une facteur de risque indépendant. La consommation de boissons alcoolisées multiplierait de 2 à 6 fois le risque de contracter ce type de maladie. Risque accru de la même manière que la consommation, et l’usage combiné d’alcool et de tabac aurait un effet multiplicatif pour le développement d’un cancer de la langue (16).

Le cas du papillome humain

Des preuves scientifiques récentes tendent également à affirmer que le virus du papillome humain serait un facteur de risque pour certaines tumeurs malignes de la bouche. Ce dernier agirait comme un agent carcinogène chez les maladies cancérogènes de l’oropharynx et de la bouche, favorisant les risques même chez les non-fumeurs (17).

 

L’épidermoïde buccal

Représentés à plus de 90% dans les tumeurs de la cavité buccal, l’épidermoïde buccal affecte préférentiellement la zone linguale. Les hommes sont les plus concernés par ce type de tumeur maligne, et de manière générale, l’incidence de la maladie survient le plus souvent après la cinquième décennie de la vie, précisément entre la sixième et la huitième (18). Il s’agit d’une forme cancéreuse agressive issue d’un développement incontrôlé et altéré des cellules de l’épithélium squameux de la cavité buccale.

Représentation des lésions précancéreuses : des signaux d’alerte

Toute ulcération ou plaie ne guérissant pas (leucoplasies, érythroplasies, lichen plan) peuvent correspondre à des lésions précancéreuses pouvant évoluer vers un stade cancéreux. Il convient donc dès la détection de zone anormale ou lorsqu’une plaie fait souffrir ou ne guérit pas d’aller consulter pour apporter un diagnostic précoce.

L’illustration suivante donne un aperçu de la forme physiologique des lésions précancéreuses, si vous pensez présenter des formations anormales de ce type, cela peut constituer un signal d’alerte, consultez un professionnel de santé pour lever tout doute éventuel quant à la possibilité qu’il s’agisse d’une lésion précancéreuse. (19), (20), (21)

cancer de la langue

L’adénocarcinome

L’adénocarcinome lingual est un néoplasme extrêmement rare de la région de la tête et du cou. La plupart de ces tumeurs sont localisées dans les glandes salivaires mineure de la cavité buccale et de l’oropharynx. L’un des sous-sites les plus fréquemment touchés est la base de la langue. L’adénocarcinome présente une incidence égale chez les hommes et les femmes, demeurant une forme rare et peu décrite dans la littérature scientifique. (22), (23)

Diagnostic du cancer de la langue

L’épidermoïde buccal peut se développer à partir de lésions précancéreuses (leucoplasies, érythroplasie) ou toute plaie douloureuse ou ulcères ne guérissant pas de la muqueuse buccale si un diagnostic précoce n’a pas été posé et qu’un traitement n’a pas été administré. Un professionnel de santé peut suspecter un cancer de la langue sur la base de l’aspect des lésions présentes sur votre langue ou muqueuse buccale. Le diagnostic est alors souvent confirmé par biopsie en prélevant des cellules sur la zone suspectée, afin d’exclure ou affirmer l’évolution maligne des formations anormales. (24)

Stadification

La stadification du cancer de la langue vise à caractériser l’étendue clinique de la maladie à travers des examens physiques, comprenant biopsie, imagerie médicale et radiographie en vue de déterminer sa propagation locale et planifier le traitement adapté. (13)

Cette stadification suit la classification TNM de l’UICC (25) :

Cancer de la langue

Prise en charge du cancer de la langue

Le cancer de la langue est principalement une maladie loco-régionale pouvant s’infiltrer dans les tissus mous et os adjacents, ainsi qu’aux ganglions lymphatiques du cou. La propagation est rarement étendue à des métastases à distance lors du diagnostic. Une palpation approfondie de la cavité buccale ainsi qu’un examen du cou sont nécessaires, tout comme la radiographie en vue d’analyser l’étendue de la propagation maligne aux structures voisines. Le traitement du cancer de la langue repose le plus souvent sur la chirurgie et la radiothérapie, mais selon l’ampleur de la maladie et l’infrastructure, d’autres modalités de prise en charge existent. (13)(26)(27)

Traitement à un stade précoce (stades I et II)

Le traitement d’un épidermoïde buccal précoce repose essentiellement sur la chirurgie et la radiothérapie, soit en association, soit en modalités uniques. Le choix du traitement se fera en fonction de l’emplacement de la tumeur, de l’âge et de la préférence du patient ainsi qu’en fonction de l’expertise et de l’infrastructure disponible. La plupart des cancers de la langue peuvent être excisés localement ou traités par radiothérapie. Dans certains cas d’épidermoïde de stade I et II, des ganglions lymphatiques potentiellement atteints à l’échelle microscopique difficilement décelables peuvent aussi être retirés.(13)(26)(27)

Traitement des tumeurs localement avancées de la cavité buccale (stades III et IV)

Les tumeurs localement avancées sont agressives, de fait, les approches de traitement locorégionales peuvent s’avérer inefficaces. Pour le traitement de stade III et IV, une association des modalités d’approche par chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie sont souvent préférables. La chirurgie suivie de radiothérapie apparaît comme l’une des meilleure modalités dans le cadre de tumeurs à infiltration profonde.(13) (26)(27)

Suivi post-traitement

Les patients ayant contracté un cancer de la langue sont sujets à des risques de récidives sur la région concernée. Le traitement achevé, le patient devra consulter des spécialistes à intervalle régulier pour diagnostiquer tout potentiel signe de récidive. Le sujet devra également renoncer à certains facteurs de risque tels que le tabagisme et l’alcool, adopter une alimentation saine et adaptée tout en se renseignant sur la reconnaissance de signes avant-coureurs. la radiothérapie seule ou en association avec la curiethérapie, consistant à exposer des sources radioactives directement dans la tumeur, représentent également des alternatives à la chirurgie. (13)(26)(27)

Régime alimentaire et nutrition dans l’étiologie du cancer de la langue

Des preuves récentes ont rapporté qu’adopter un régime méditérranéen présenterait des effets remarquables pour la protection contre certains maladies cancéreuses orales, comprenant l’épidermoïde buccal. En effet, une étude soutient le potentiel réducteur du risque de tumeur de la bouche induit par le suivi d’un régime méditerranéen. (28)

D’après la littérature, les composantes d’un régime méditérranéen sont les suivantes : une forte consommation de fruits et légumes, une faible quantité de viandes et charcuteries au profit d’un apport important de légumineuses, de poisson et céréales complètes et une consommation faible de produits laitiers. (29)

D’autres études ont apporté des résultats appuyant l’intérêt de consommer des fruits dans un cadre préventif des tumeurs malignes de types oraux confondus, en effet, les antioxydants contenus dans ces derniers présentent des effets préventifs dans la protection contre le cancer reconnus (voir article sur les aliments anti-cancer). (30) Les antioxydants des fruits et légumes permettraient d’empêcher les dommages au niveau de l’ADN dû à des éléments cancérigènes , voire même de le réparer en cas de dommage. La plupart des fruits et légumes sont d’importantes sources de vitamines (C,A, E) et autres éléments  chimio-préventifs (sulforaphane, polyphénols etc) pouvant améliorer les réponses immunitaires du corps en l’aidant à cibler et détruire les cellules cancéreuses. (31) Les fruits et légumes contiennent de nombreux éléments bénéfiques anti cancéreux différents, apparaît donc l’importance d’avoir une alimentation saine et variée plutôt que préférer consommer un aliment en particulier.

Références :
  1. Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en france métropolitaine entre 1990 et 2018 étude à partir des registres des cancers du réseau francim. Synthèse     
  2. Sciubba JJ. Oral cancer. The importance of early diagnosis and treatment. Am J Clin Dermatol. 2001;2(4):239-51. doi: 10.2165/00128071-200102040-00005. PMID: 11705251.
  3. Moore SR, Johnson NW, Pierce AM, Wilson DF. The epidemiology of tongue cancer: a review of global incidence. Oral Dis. 2000 Mar;6(2):75-84. doi: 10.1111/j.1601-0825.2000.tb00105.x. PMID: 10702783. 
  4. Les cancers en France en 2018 – L’essentiel des faits et chiffres (édition 2019) ,institut national du cancer. Disponible sur : https://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Les-cancers-en-France-en-2018-L-essentiel-des-faits-et-chiffres-edition-2019 
  5. LE CANCER DE LA LANGUE, InfoCancer, disponible sur [https://www.arcagy.org/infocancer/localisations/voies-aeriennes/autres-cancers-orl/le-cancer-de-la-langue.html/], mis à jour le 21 mars 2020. 
  6. The oral cancer foundation. Oral cancer facts – possible signs and symptoms. Disponible sur :https://oralcancerfoundation.org/facts/ 
  7. Warnakulasuriya S. Oral potentially malignant disorders: A comprehensive review on clinical aspects and management. Oral Oncol. 2020 Mar;102:104550. doi: 10.1016/j.oraloncology.2019.104550. Epub 2020 Jan 22. PMID: 31981993.
  8. Bewley AF, Farwell DG. Oral leukoplakia and oral cavity squamous cell carcinoma. Clin Dermatol. 2017 Sep-Oct;35(5):461-467. doi: 10.1016/j.clindermatol.2017.06.008. Epub 2017 Jun 27. PMID: 28916027.
  9. Pinto AC, Caramês J, Francisco H, Chen A, Azul AM, Marques D. Malignant transformation rate of oral leukoplakia-systematic review. Oral Surg Oral Med Oral Pathol Oral Radiol. 2020 Jun;129(6):600-611.e2. doi: 10.1016/j.oooo.2020.02.017. Epub 2020 Apr 2. PMID: 32249069.
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